L’Assemblée est présidée par Monsieur le Professeur Marc TADIE, en sa qualité de Président de l’IRME.
Participent également : M. le Professeur François CLARAC, Directeur du Conseil Scientifique de
l’IRME ; M. Jean VECCHIERINI, Administrateur Trésorier ; Mme Marie-Christine CAZALS, Administratrice ;
M. Patrick CHOAY, Administrateur ; Mme Nathalie MOINE, Administratrice ;
Mme Rosamée MOINE LAMIRAULT, Administratrice ; M. Jean-Claude PERAGUT, Administrateur ;
M. Jean SOUBIELLE, Administrateur ; M Thierry LEGRAND Expert comptable, représentant du cabinet
Exponens ; M. Jean-Claude MARTY, représentant du Cabinet Deloitte, Commissaire aux comptes, ainsi que des donateurs et sympathisants de l’IRME.
Monsieur le Professeur TADIE accueille les participants et ouvre la séance.
Puis, M. le Président fait état des évolutions récentes et du développement important de la recherche fondamentale
comme de la recherche clinique lors de l’exercice précédent. Il invite le Professeur CLARAC à faire une synthèse orale du Rapport d’activité scientifique au cours de l’exercice 2010.
L’ensemble des 9 projets cités dans le rapport ont été suivis très régulièrement et couvraient les axes prioritaires comme de la recherche clinique lors de l’exercice précédent. Il invite le Professeur CLARAC à faire une synthèse orale du Rapport d’activité scientifique au cours de l’exercice 2010.
de recherche de l’IRME : les traumatismes spinaux comme ceux de l’encéphale, les circuits neuronaux
corticaux comme ceux de la moelle épinière, les douleurs pathologiques, la spasticité …etc. Quelques sujets d’études parmi les neuf cités ont été commentés :
- Les Travaux d’Afsaneh Gaillard
Cette équipe de Poitiers s’est intéressée à la repousse des neurones dans différentes situations. Par exemple,
chez des souris transgéniques, où les neurones sont marqués par une protéine colorée, il est ainsi possible
de suivre des cellules embryonnaires du cerveau moteur, de les récupérer et de les implanter sur un autre animal.
Ainsi sur des souris normales dont on a enlevé une région du cortex moteur, on a implanté ces cellules embryonnaires fluorescentes, ce qui a permis de suivre la repousse des cellules implantées dans le tissu nerveux
« hôte ». Le résultat obtenu a prouvé que ces cellules étaient tout à fait capables de pousser normalement et de reprendre la place du faisceau pyramidal manquant.
Cette action était possible car les neurones greffés provenaient d’un cortex semblable.
En conclusion les résultats de ce laboratoire permettent de comprendre comment réparer un traumatisme crânien
et donner des pistes pour explorer les lésions médullaires.
chez des souris transgéniques, où les neurones sont marqués par une protéine colorée, il est ainsi possible
de suivre des cellules embryonnaires du cerveau moteur, de les récupérer et de les implanter sur un autre animal.
Ainsi sur des souris normales dont on a enlevé une région du cortex moteur, on a implanté ces cellules embryonnaires fluorescentes, ce qui a permis de suivre la repousse des cellules implantées dans le tissu nerveux
« hôte ». Le résultat obtenu a prouvé que ces cellules étaient tout à fait capables de pousser normalement et de reprendre la place du faisceau pyramidal manquant.
Cette action était possible car les neurones greffés provenaient d’un cortex semblable.
En conclusion les résultats de ce laboratoire permettent de comprendre comment réparer un traumatisme crânien
et donner des pistes pour explorer les lésions médullaires.
- Les travaux de Jean René Cazalets
Le travail de ce laboratoire est axé sur les réseaux locomoteurs.
La majorité des recherches se sont axées sur le fonctionnement des membres mais peu d’entre elles se sont attachées à l’étude des coordinations motrices qui régissent les mouvements du tronc.
M. JR Cazalets a enregistré les mouvements des muscles « erector spinae » et a montré que ces muscles précédaient les mouvements du tronc mais surtout qu’ils étaient impliqués dans les programmes moteurs de marche.
C’est ainsi qu’en s’associant avec J.M Cableguen (Inst Magendie) et Auke Ijspeert (Ecole polytechnique de Lausanne), il propose une approche multidisciplinaire, visant à restaurer une fonction motrice globale basée sur le développement d’orthèses robotisées.
La majorité des recherches se sont axées sur le fonctionnement des membres mais peu d’entre elles se sont attachées à l’étude des coordinations motrices qui régissent les mouvements du tronc.
M. JR Cazalets a enregistré les mouvements des muscles « erector spinae » et a montré que ces muscles précédaient les mouvements du tronc mais surtout qu’ils étaient impliqués dans les programmes moteurs de marche.
C’est ainsi qu’en s’associant avec J.M Cableguen (Inst Magendie) et Auke Ijspeert (Ecole polytechnique de Lausanne), il propose une approche multidisciplinaire, visant à restaurer une fonction motrice globale basée sur le développement d’orthèses robotisées.
- Travaux de recherche clinique
1 - Les traumatismes cervicaux, type « whiplash »
Cette étude a été entreprise en 2010 en coordination avec le Pr Pierre Paul Vidal et le Pr Michel Revel.
Il s’agit de mettre en évidence des paramètres physiopathologiques, lésionnels ou comportementaux
susceptibles d’expliquer un lien entre le traumatisme et la chronicité de la plainte des patients.
Dès la prise en charge initiale, il s’agit de mettre en place une classification qui permettra de définir les groupes
de patients avec bon et mauvais pronostic et d’élaborer des prises en charge préventives très tôt après
l’accident.
susceptibles d’expliquer un lien entre le traumatisme et la chronicité de la plainte des patients.
Dès la prise en charge initiale, il s’agit de mettre en place une classification qui permettra de définir les groupes
de patients avec bon et mauvais pronostic et d’élaborer des prises en charge préventives très tôt après
l’accident.
2 – le projet SPINE
Ce projet s’intéresse à la connaissance des faisceaux de la moelle épinière chez des patients normaux et
des patients atteints de lésions spinales.
3 – Le projet TCL
Ce projet permet d’analyser l’état des traumatisés crâniens légers.
Les résultats obtenus ont déjà permis de mieux comprendre ce type de traumatisme et de pouvoir
diagnostiquer les patients à risque d’évolution défavorable
En conclusion, les résultats obtenus à la fin de l’année 2010 ont été très prometteurs. Les résultats de 2010 confirment le rôle incitateur et fédérateur de l’IRME dans le soutien des équipes françaises étudiant les
traumatismes crâniens et spinaux.
Pour l’ensemble de ces dossiers de recherche, il convient de rappeler que l’IRME a une très grande exigence de résultats et s’attache à suivre les équipes de chercheurs au plus près afin de rendre le financement le plus
efficace possible.
A l’issue de cette présentation une discussion a commencé de s’établir avec certaines des personnes présentes
à l’Assemblée et manifestant l’impatience des patients devant les conclusions de cette année de recherche 2010
qui ne propose pas encore assez d’essais cliniques. Le Professeur CLARAC, comme le Professeur TADIE expriment leur réticence à vouloir aller trop vite et donner ainsi de faux espoirs aux patients (cf. l’essai clinique envisagé par le Professeur CHAZAL en collaboration avec l’Allemagne sur l’implantation de cellules souches
chez certains patients : essai arrêté à la suite de douleurs intolérables révélées chez certains d’entre eux)
La parole est donnée ensuite au Trésorier, M. VECCHIERINI qui procède à la lecture du rapport financier :
à l’Assemblée et manifestant l’impatience des patients devant les conclusions de cette année de recherche 2010
qui ne propose pas encore assez d’essais cliniques. Le Professeur CLARAC, comme le Professeur TADIE expriment leur réticence à vouloir aller trop vite et donner ainsi de faux espoirs aux patients (cf. l’essai clinique envisagé par le Professeur CHAZAL en collaboration avec l’Allemagne sur l’implantation de cellules souches
chez certains patients : essai arrêté à la suite de douleurs intolérables révélées chez certains d’entre eux)
La parole est donnée ensuite au Trésorier, M. VECCHIERINI qui procède à la lecture du rapport financier :
Exercice 2010
- Le total du bilan, s’élève à 866 000€ à fin 2010, en hausse de 11% par rapport à l’année précédente, et l’exercice est caractérisé par un quasi retour à l’équilibre.
- Hausse également des recettes, grâce notamment à l’action en faveur de l’IRME des organisateurs du Grand Prix de France Moto : 118 000€ en 2010 contre 88 000€ en 2009.
- La hausse des produits financiers : 23 000€ en 2010 contre 20 000€ en 2009, conduisent à un résultat courant de + 2 000€ (contre - 153 000€ en 2009).
- Les subventions reçues d’organismes institutionnels ont à nouveau augmenté : 655 000€ en 2010 contre 607. 000€ en 2009 (grâce en particulier à la subvention de la FSR pour une étude « Whiplash »).
- L’imputation du report de ressources non utilisées des exercices antérieurs (+123 000€) et des engagements de subventions de recherche affectées à des laboratoires et non encore versées (-139 000€) aboutissent à une perte de l’exercice de l’ordre de 15 000€.
- Les charges d’exploitation constituées pour 85% de subventions versées à la recherche constituent l’essentiel des charges d’exploitation sur l’exercice 2010, soit 660 000€.
- Les autres charges d’exploitation ont été strictement cantonnées : elles sont globalement en baisse de 10% par rapport à l’exercice précédent, grâce à des efforts de gestion courante.
- Corrélativement à la perte de l’exercice, les fonds propres sont en recul de 15 000€, passant de 183 000€ à 168.000€.
- Toutefois la trésorerie de l’Association a été constamment positive et placée de manière sécurisée au cours de l’exercice. Elle s’élève à 768 000€ au 31 décembre 2010.
Perspectives 2011 :
L’exercice 2011 devrait être marqué par une nouvelle et forte progression des subventions allouées (de
l’ordre de : 100 000€) à la recherche fondamentale (154 000€) et à la recherche clinique (600 000€)
Les frais de fonctionnement et les charges salariales devraient se stabiliser au niveau actuel de 200 000€.
Ces dépenses seront couvertes par les subventions reçues de l’AFM et de l’AFSR ainsi que d’autres
subventions en cours de négociation.
M. LEGRAND, représentant du cabinet Exponens commente le tableau « Emplois et ressources » pour l’exercice 2010, ceci dans le souci d’une très grande transparence voulue par l’IRME. Sur ce tableau, il apparaît clairement
que plus de 85% des ressources sont affectés à la recherche et que les frais de fonctionnement sont
parfaitement maîtrisés. En outre, le tableau donne un détail exact de l’origine des ressources.
à Nouveau ».
La parole est ensuite donnée à Jean-Claude MARTY, représentant du Cabinet Deloitte, Commissaire aux comptes, qui fait état de l’audit des comptes réalisés et de l’établissement du rapport spécial ainsi que de l’absence de conventions réglementées au cours de l’exercice.
- Rapport général :
Aucune observation d’ordre comptable n’est à formuler.
- Rapport spécial
carence puisqu’il n’existe aucune convention particulière.
Puis Monsieur le Président met aux voix les résolutions suivantes :
1ère résolution
L'Assemblée générale ordinaire, après avoir entendu lecture du rapport moral et du rapport financier du
conseil d'administration (présentant les comptes 2010 arrêtés par le conseil d'administration et le budget 2011)
et après avoir entendu les rapports du Commissaire aux comptes, approuve les rapports du conseil ainsi que
les comptes annuels de l'association.
Elle donne quitus aux administrateurs pour l'exécution de leur mandat pendant ledit exercice.
Résolution adoptée à l’unanimité.
2eme résolution
Après avoir entendu lecture du rapport spécial du Commissaire aux comptes, l’Assemblée Générale prend
acte de l’absence de conventions réglementées au cours de l’exercice.
Résolution adoptée à l’unanimité.
3ème résolution
Il est proposé l’affectation du résultat déficitaire 2010 (- 14 689 €) en report à nouveau. L’Assemblée Générale
approuve cette proposition.
Résolution adoptée à l’unanimité.
4ème résolution
L’Assemblée Générale entérine le renouvellement, pour une durée de 3 ans, des mandats d’administrateurs de :
M. Jean BARBIZET, M. Patrick CHOAY, M. Yves CHRISTEN, M. Jean-Yves LE COZ, Mme Nathalie MOINE,
Mme Rosamée MOINE LAMIRAULT, M. Georges PLACET.
Ces mandats venant à expiration à la date de l’Assemblée Générale statuant sur les comptes de l’exercice 2014.
Résolution adoptée à l’unanimité, moins l’abstention des intéressés présents.
5ème résolution
L’Assemblée Générale entérine le renouvellement, pour une durée de 3 ans, du mandat d’Administrateur du
professeur Marc TADIE, ce mandat venant à expiration à la date de l’Assemblée Générale statuant sur les
comptes de l’exercice 2014.
Résolution adoptée à l’unanimité, moins l’abstention de l’intéressé.
6ème résolution
L’Assemblée Générale entérine le renouvellement, pour une durée de 3 ans, du mandat d’Administrateur de
M. Jean VECCHIERINI de MATRA, ce mandat venant à expiration à la date de l’Assemblée Générale statuant
sur les comptes de l’exercice 2014.
Résolution adoptée à l’unanimité, moins l’abstention de l’intéressé.
7ème résolution
Tous pouvoirs sont donnés au porteur d'une copie ou d'un extrait du procès-verbal de la présente assemblée
pour l'accomplissement des formalités légales.
Résolution adoptée à l’unanimité.
Puis Monsieur le Président reprend la parole et ouvre la discussion sur les questions des adhérents et les
réponses du conseil scientifique ou des chercheurs:
Le débat récurrent sur les essais cliniques lents à se mettre en place donne lieu à une discussion assez « passionnée » laissant apparaître l’impatience des patients et de leur entourage.
M. le Professeur CLARAC insiste sur l’avancée considérable réalisée dans les recherches depuis les 5 dernières années laissant entrevoir de réels espoirs pour les malades.
Par ailleurs, M. le Professeur CLARAC précise que l’IRME travaille en coordination totale avec d’autres laboratoires dans le monde, laissant apparaître la place importante des programmes français au niveau des recherches mondiales et de leurs avancées.
Toutefois, devant les manifestations d’impatience de certains participants quant aux essais cliniques, M. le Professeur Marc TADIE insiste sur le devoir de prudence et de réserve que s’est imposé l’IRME afin de ne pas donner de faux espoirs aux patients et de ne pas créer de nouveaux dommages par des essais cliniques un peu trop hâtifs.
réponses du conseil scientifique ou des chercheurs:
Le débat récurrent sur les essais cliniques lents à se mettre en place donne lieu à une discussion assez « passionnée » laissant apparaître l’impatience des patients et de leur entourage.
M. le Professeur CLARAC insiste sur l’avancée considérable réalisée dans les recherches depuis les 5 dernières années laissant entrevoir de réels espoirs pour les malades.
Par ailleurs, M. le Professeur CLARAC précise que l’IRME travaille en coordination totale avec d’autres laboratoires dans le monde, laissant apparaître la place importante des programmes français au niveau des recherches mondiales et de leurs avancées.
Toutefois, devant les manifestations d’impatience de certains participants quant aux essais cliniques, M. le Professeur Marc TADIE insiste sur le devoir de prudence et de réserve que s’est imposé l’IRME afin de ne pas donner de faux espoirs aux patients et de ne pas créer de nouveaux dommages par des essais cliniques un peu trop hâtifs.
Il est rappelé l’abandon des greffes de nerfs périphériques, abandon qualifié de « provisoire » du fait de l’absence d’outils d’imagerie de pointe. Ces essais pourraient reprendre prochainement à la condition de disposer des dernières avancées technologiques pour éviter de nouveaux échecs.
Certains adhérents ayant mentionné les études du Professeur PRIVAT, M. le Professeur CLARAC a confirmé que l’IRME soutenait et finançait une partie des travaux du Professeur Jacques MALLET, successeur du Professeur PRIVAT, dans ses essais « pré clinique » d’inhibition de la cicatrice gliale, précisément chez le porc domestique
(cf. liste de travaux réalisés sur 2010).
En conclusion de ce débat, M. le Président a annoncé la tenue d’un Congrès scientifique, début Février qui sera
suivi d’une conférence de presse afin de médiatiser quelque peu les avancées actuelles de la recherche scientifique sous l’égide de l’IRME. Cette décision a soulevé l’enthousiasme des participants, sachant qu’une
certaine confusion demeure entre les nombreuses associations existantes et qui revendiquent d’effectuer
pour leur compte des recherches sur la moelle épinière et l’encéphale.
M. Le Président a également précisé que la FMT (Fondation Méditerranée Traumatisme), créée à l’initiative de
l’IRME, et pour laquelle l’IRME a apporté un soutien financier, a pour mission de coordonner les nombreux axes
de recherche, ceci dans l’objectif d’arriver à une synthèse pouvant conduire plus rapidement à des essais
cliniques.
En conclusion, les espoirs sont vraiment à portée de main mais les chercheurs s’orientent véritablement vers des multi-thérapies plutôt que vers un seul axe de reconstruction.
A noter les interventions remarquées du professeur HORVAT, faisant état d’une revue scientifique expliquant l’avancée de certains travaux de recherche, et celle du Professeur CHOAY.
Plus aucune question n’étant proposée et l’ordre du jour étant épuisé, Monsieur le Président déclare la séance
levée à 19 heures.
De tout ce que dessus, il a été dressé le présent procès-verbal qui, après lecture, a été signé par le Président.
Plus aucune question n’étant proposée et l’ordre du jour étant épuisé, Monsieur le Président déclare la séance
levée à 19 heures.
De tout ce que dessus, il a été dressé le présent procès-verbal qui, après lecture, a été signé par le Président.
