C’est sous un beau soleil printanier, le vendredi 21 Mai dans l’après midi qu’a eu lieu à la Faculté des Sciences de Luminy à Marseille la remise officielle à Geneviève Rougon du grade de chevalier dans l’ordre de la légion d’honneur.
Devant un public nombreux des différents corps constitués, de personnalités du CNRS, de professeurs des facultés marseillaises, de chercheurs du CNRS comme de l’INSERM, des membres de son laboratoire et de très nombreux amis, Jacques Samarut qui fut le directeur des Sciences de la vie de 1997 à 1999 au CNRS quand Geneviève en était une des directrices adjointes, lui a remis avec beaucoup d’émotion le petit ruban rouge. Geneviève a répondu, elle-même très touchée en rappelant tous ceux qui au cours de sa vie l’ont aidé à réussir une si brillante carrière. Devant sa mère venue spécialement d’un petit village des Alpes de Haute Provence, elle a montré que grâce aux différents enseignants de l’école primaire à la Faculté, elle a pu gravir tous les échelons.
Geneviève Rougon est Directrice de l’Institut de Biologie du Développement de Marseille-Luminy (IBDML), unité mixte de recherche CNRS – Université de la Méditerranée (UMR6216), créée au 1er janvier 2006. Ce laboratoire composé de plus d’une vingtaine d’équipes est mondialement connu. Directrice de Recherche classe exceptionnelle au CNRS, Geneviève travaille sur les mécanismes assurant le développement des réseaux neuronaux et sur leurs plasticités chez l’adulte. Spécialiste des molécules PSA-NCAM, elle s’intéresse à la repousse axonale. Elle utilise des techniques de pointe faisant appel à des souris génétiquement modifiées et à l’imagerie cellulaire et moléculaire. Elle utilise des modèles de lésion de moelle épinière ou de tumeurs chez la souris avec des techniques d’imagerie non invasive (utilisation du bi-photon in vivo couplé à l’utilisation de souris présentant des axones et des vaisseaux fluorescents).
L’IRME félicite très chaleureusement Geneviève Rougon qui dirige depuis cette année notre Comité Scientifique.


Jean Delourme s’est éteint au mois d’août 2009. Son nom et sa mémoire resteront toujours indissociables de celui de l’Institut pour la recherche sur la Moelle Epinière qu’il avait fondé il y a vingt cinq ans.